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"Ce que je vois arrivera ou n’arrivera pas"

Je considère que le futur que l’on peut capter s’avère issu en fait du passé qui se réactualise. Ce passé peut être individuel, familiale ou collectif, voire provenant d’existences antérieures.

Article mis en ligne le 26 août 2004

par Alain Bougearel
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Ceci est une opinion hautement subjective mais elle fut déjà remarquablement exposée par Fabre d’Olivet, gnostique de la Révolution française.

Sa Philosophie pythagoricienne étant devenue quasiment introuvable, je reproduis ici certains passages clés particulièrement éclairants.

Fabre d’Olivet décrit le quaternaire humain dans le sens de la remontée de la Shekkina, c’est-à-dire que, depuis Maikut, il remonte l’Arbre de Vie jusqu’à Keter, selon l’ordre ascendant des trois niveaux d’incarnation :
- Action, émotion, psychisme.

« L’homme a reçu, pour se conduire dans la carrière qu’il doit parcourir sur la terre, trois forces appropriées à chacune des trois modifications de son être, et toutes trois enchaînées à sa volonté.

- La première, attachée au corps, est l’instinct (Plan de l’action illustré par la dyade Amoureux-Chariot que maîtrise la Force)
- La deuxième, dévouée à l’âme (Siège des sentiments) est la vertu (Plan de l’émotion : Spontanéité émotionnelle de la Papesse contrôlée par le discernement moral du Pape qu’harmonisera la Tempérance)
- La troisième, appartenant à l’intelligence, est la science ou la sagesse (Plan du psychisme : Verbe premier du Bateleur pressenti par le subconscient de l’Impératrice qui se conscientise dans l’Empereur).

Ces trois forces, indifférentes par elles-mêmes, ne prennent ce nom que par le bon usage que la volonté en fait. Car, dans le mauvais usage, elles dégénèrent en abrutissement, en vice et en ignorance.

L’instinct perçoit le bien et mal physique résultant de la sensation : La vertu connaît le bien et le mal moraux existant dans le sentiment. La science juge le bien ou le mal intelligibles qui naissent de l’assentiment. Dans la sensation, le bien ou le mal s’appellent plaisir ou douleur ; dans le sentiment, amour ou haine ; dans l’assentiment, vérité ou erreur.

La sensation, le sentiment et l’assentiment, résidant dans le corps, dans l’âme et dans l’esprit, forment un ternaire, qui, se développant à la faveur d’une unité relative, constitue le quaternaire humain, ou l’Homme considéré abstractivement.

Les trois affections qui composent ce ternaire agissent et réagissent les unes sur les autres, et s’éclairent ou s’obscurcissent mutuellement ; et l’unité qui les lie, c’est-à-dire l’Homme, se perfectionne ou se déprave, selon qu’elle tend à se confondre avec l’unité universelle ou à s’en distinguer.

Le moyen qu’elle a de s’y confondre ou de s’en distinguer, de s’en rapprocher ou de s’en éloigner, réside tout entier dans sa volonté, qui, par l’usage qu’elle fait des instruments que lui fournil le cops, l’âme et l’esprit, s’instinctifie ou s’abrutit, se rend vertueuse ou vicieuse, sage ou ignorante, et se met en état de percevoir, avec plus ou moins d’énergie, de connaître et de juger avec plus ou moins de rectitude ce qu’il y a de bon, de beau et de juste dans la sensation, le sentiment ou l’assentiment ; de distinguer avec plus ou moins de force et de lumière le bien et le mal ; et, de ne point se tromper enfin dans ce qui est réellement plaisir ou douleur, amour ou haine, vérité ou erreur. »

Antérieurement, Fabre d’Olivet explique que « rien de ce qui existe n’arrive par hasard, mais par l’union de la loi fondamentale et providentielle avec la volonté humaine qui la suit ou la transgresse, en opérant sur la nécessité. L’accord de la volonté et de la providence constitue le bien ; le mal naît de leur opposition. »

II définit préalablement les termes de liberté, de nécessité et de providence selon la philosophie pythagoricienne :
- « J’ai dit que Pythagore admettait deux mobiles des actions humaines, la puissance de la Volonté, et la nécessité du destin, et qu’il les soumettait l’un et l’autre à la loi fondamentale appelée la providence, de laquelle ils émanaient également.
Le premier de ces mobiles était libre, et le second contraint : En sorte que l’homme se trouvait placé entre deux natures opposées mais non pas contraires, indifféremment bonnes ou mauvaises, suivant l’usage qu’il savait en faire
. »

Selon Fabre d’Olivet, Pythagore enseigne que

- « l’avenir se compose du passé, c’est-à-dire que la route que l’homme parcourt dans le temps, et qu’il modifie au moyen de la puissance libre de sa volonté, il l’a déjà parcourue et modifiée ; de la même manière que la terre décrivant son orbite annuelle autour du soleil parcourt les mêmes espaces et voit se déployer autour d’elle à peu près les mêmes aspects : en sorte que, suivant de nouveau une route qu’il s’est tracée, l’homme pourrait, non seulement y reconnaître l’empreinte de ses pas, mais prévoir d’avance les objets qu’il va rencontrer, puisqu’il les a déjà vus, si sa mémoire en conservait l’image, et si cette image n’était pas effacée par une suite nécessaire de sa nature et des lois providentielles qui les régissent.
Voilà la doctrine de Pythagore... elle était celle des mystères et de tous les sages de l’Antiquité. Origène, qui l’a combattue, l’attribue aux Égyptiens, aux pythagoriciens et aux disciples de Platon. Elle était contenue dans les livres sacrés des Chaldéens, cités par le Syncelle, sous le titre de livres géniques. Sénèque et Synésius l’ont soutenue comme entièrement conforme à l’esprit des initiations
. »

Fabre d’Olivet perçoit dans l’idée de Pythagore la « véritable source de la science astronomique des anciens ».

La science astrologique ou généthlialogie, reposait sur le dogme pythagoricien de selon lequel « l’univers lui-même parcourait, après une suite incalculable de siècles, les mêmes révolutions qu’il avait déjà parcourues, et ramenait, dans le vaste déploiement de ses sphères concentriques, tant pour lui que pour les sphères qui le composent, la succession des quatre âges, dont la durée relative à la nature de chaque être, immense pour l’Homme universel, se borne dans l’individu, à ce qu’on appelle enfance, jeunesse, maturité et vieillesse, et se représente sur la terre par les saisons fugitives du printemps, de l’été, de l’automne et de l’hiver. »

Constatant l’empire que l’astrologie exerça sur les Chaldéens, les Égyptiens et les Phéniciens, Fabre d’Olivet affirme que « l’Antiquité tout entière n’était certainement ni folle ni stupide, et les sciences qu’elle cultivait s’appuyaient sur des principes, qui, pour nous être totalement inconnus, n’en existaient pas moins. Pythagore... nous révèle ceux de la généthlialogie, et de toutes les sciences divinatrices qui s’y rattachent. »

- « En effet, si l’avenir se compose du passé, c’est-à-dire d’une chose déjà faite, sur laquelle se déploie de proche en proche le présent, comme sur la circonférence d’un cercle qui n’a ni commencement ni fin, il est évident qu’on peut parvenir, jusqu’à un certain point, à le connaître, soit au moyen du souvenir, en considérant dans le passé l’image de révolution entière, soit au moyen de la prévision, en portant la vue morale, plus ou moins loin, sur la route que l’univers est en mouvement de parcourir. »

Dans la lecture que fait Fabre d’Olivet de Pythagore, la prévision de l’avenir était un art dépendant d’un don de la providence réservé aux initiés possédant les connaissances et la sagesse qui en règle l’emploi.

- « D’ailleurs les pontifes qui en étaient seuls chargés, initiés aux grands mystères et possédant l’ensemble de la doctrine, savaient fort bien que l’avenir, tel même qu’ils pouvaient espérer le connaître dans la perfection de la science (des astres), n’était jamais qu’un avenir indécis, une sorte de canevas sur lequel la Puissance de la volonté pouvait s’exercer librement. De telle manière que, quoique la matière fût déterminée d’avance, la forme ne l’était pas, et que tel événement imminent pouvait être suspendu, évité ou changé par un concours d’actes de la volonté, inaccessible à toute prévision. »

Pour comprendre la pensée de Fabre d’Olivet, il faut se rappeler que selon Pythagore « la puissance de la volonté s’exerçait sur les choses à faire ou sur l’avenir ».
C’est pourquoi dans le chapitre de la philosophie pythagoricienne consacré à la science antique des astres, il exhorte le lecteur :
- « 

Laisse les fous agir et sans but et sans cause, Tu dois, dans le présent, contempler l’avenir

 »

Fabre d’Olivet commente ainsi les mots fameux du grand hiérophante de la Grèce, Tirésias :
- « "Ce que je vois arrivera ou n’arrivera pas," c’est-à-dire l’événement que je vois est dans la nécessité du destin, et il arrivera ; à moins que la puissance de la volonté ne le change : Auquel cas, il n’arrivera pas. »

En effet la puissance de la volonté règne sur le futur tandis que « la nécessité du destin sur les choses faites ou sur le passé ; (selon Pythagore)... l’une alimentait sans cesse l’autre, en travaillant sur les matériaux qu’elles se fournissaient réciproquement : car, selon cet admirable philosophe, c ’est du passé que naît l’avenir, de l’avenir que se forme le passé, et de la réunion de l’un et de l’autre que s’engendre le présent toujours existant, duquel ils tirent également leur origine : idée très profonde, que les stoïciens avaient adoptée. Ainsi, d’après cette doctrine, la liberté règne dans l’avenir, la nécessité dans le passé, et la providence sur le présent. »

Source : Fabre d’OLIVET, Philosophie pythagoricienne. Les gnostiques de la Révolution

Forum
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l’avenir
- le 15 mars 2007

Je suis d’accord avec Alain quand il dit que c’est la puissance de la volonté qui détermine l’avenir.
Quand on nous annonce un évenement futur positif, il faut tout mettre en oeuvre pour y parvenir et non attendre qu’il se produise de lui-même.Car nous avons heureusement tous un libre arbitre.

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