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Direction Générale de la Consommation de la Concurrence et de la Répression des Fraudes
Communication de la DGCCRF - Mars 2000
Information et protection du consommateur

- Comment s’est déroulée l’enquête ?
- Bilan des contrôles
- Les problèmes spécifiques rencontrés

Article mis en ligne le 5 août 2003
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Une récente enquête de la DGCCRF montre que les prestataires ne respectent pas leurs obligations en matière d’information du consommateur et que les clients sont, parfois, victimes d’abus de faiblesse, voire d’escroquerie.

Le secteur des arts divinatoires, dont le chiffre d’affaires est estimé à 21 milliards de F, est propice aux activités illicites.
Une récente enquête de la DGCCRF montre que les prestataires ne respectent pas leurs obligations en matière d’information du consommateur et que les clients sont, parfois, victimes d’abus de faiblesse, voire d’escroquerie.
Les 124 contrôles effectués se sont traduits par 18 procès verbaux (14,5%) et 55 rappels de réglementation ou avertissements (44%).

Il s’agissait de la première enquête générale effectuée dans ce secteur, économiquement important mais qui, paradoxalement, génère peu de plaintes du fait de la crainte des clients.
Plusieurs directions départementales ont décidé de poursuivre leurs contrôles.

Comment s’est déroulée l’enquête ?
Les services de la DGCCRF se sont intéressés aux voyants, cartomanciens, tarologues, astrologues, numérologues, marabouts...
Les enquêteurs, pour cette première enquête, ont adopté une démarche avant tout préventive, fondée sur le rappel des obligations réglementaires, n’hésitant cependant pas à sanctionner lorsque la gravité des infractions le commandait.

Les plaintes sont peu fréquentes : rares sont les consommateurs qui réclament directement l’intervention du service.

En fait, les investigations ne sont possibles qu’après une démarche active consistant dans le dépouillement de la presse.
Le nombre des annonces publiées dans la presse est impressionnant :
il peut atteindre une centaine par publication, y compris dans la presse locale.

Ont été recensées les annonces parues dans la presse spécialisée, les journaux gratuits, le Minitel et dans les pages jaunes de l’annuaire téléphonique.
S’y sont ajoutées les annonces distribuées dans les boîtes aux lettres ou apposées sur le pare-brise des voitures.

Par ailleurs, la direction des Bouches-du-Rhône et celle du Rhône ont contrôlé le salon de la voyance qui se tient annuellement à Marseille et à Lyon.

Bilan des contrôles
Le respect de la réglementation
Les tarifs et l’affichage des prix

Le prix d’une consultation varie dans une fourchette de 100 à 500 F.
À l’exception des marabouts, les voyants acceptent le paiement par chèque ou par carte bancaire.
Parfois, le prix de la consultation est "adapté" aux revenus du client, voire à l’état de dépendance dans lequel il se trouve vis-à-vis du voyant.

Par exemple, une direction a instruit la plainte déposée par une personne en instance de divorce qui avait consulté une voyante. Promettant d’arranger les choses en sa faveur, la voyante avait rapidement exigé de sa cliente des sommes élevées, l’obligeant à recourir à des crédits. Au total, la victime avait déboursé 270 913 F.

Lorsque la consultation s’effectue par téléphone ou Minitel, le paiement se fait par carte bancaire, mais le coût de l’appel téléphonique reste à la charge du client.

Les tarifs sont rarement affichés ; un procès verbal et plusieurs rappels de réglementation ont été délivrés pour non-affichage des prix.

Les marabouts se font payer uniquement en numéraire.
À la Réunion (L’île de la), où ils sont nombreux, ils dépensent en moyenne 5 000 F pour leur budget publicitaire ; ils annoncent des tarifs à 100/200 F la consultation, ce qui suppose un minimum de 25 consultations mensuelles, uniquement pour couvrir leurs dépenses publicitaires. Mais ils avouent pratiquer des "travaux spéciaux", à la demande, pour des sommes pouvant dépasser 1 000 F.

La remise de note
Les voyants contrôlés ne délivrent pas de note, en général. La principale raison invoquée est que les clients souhaitent rester anonymes. En fait, ce genre de comportement facilite les transactions sans trace de paiement. Sur les 55 avertissements délivrés, 31 l’ont été pour ce motif.

Les allégations publicitaires
Fréquemment, les voyants, et plus particulièrement les marabouts, abusent d’allégations publicitaires à connotations médicales ou de nature à induire en erreur :
"résultat garanti à 100%", "retour de l’être cher dans la semaine". Certaines contreviennent manifestement aux dispositions de l’article L.121-1 du code de la consommation : Il a donc été demandé à leurs auteurs de modifier leur message publicitaire.

Les annonces faites à distance
Les enquêteurs ont relevé de nombreuses infractions à l’article L.121-18 du code de la consommation, qui oblige tout professionnel faisant une offre à distance à indiquer le nom de son entreprise, ses coordonnées téléphoniques et l’adresse de son siège. Les contrôles ont montré que les annonceurs comme les supports de diffusion méconnaissent leur responsabilité et font ou laissent paraître des annonces incomplètes ou douteuses.

La DGCCRF a donc rappelé aux annonceurs qu’ils doivent exiger de leurs clients l’application des dispositions prévues à l’article L. 121-18 du Code de la consommation. Les voyants contrôlés ont également été informés de ces dispositions.

Les problèmes spécifiques rencontrés
Les centres serveurs
Lorsque le client prend contact avec un voyant dont il a relevé le nom et les coordonnées téléphoniques dans une publicité, il arrive que l’appel bascule sur le standard d’une société qui l’oriente vers l’un de ses salariés.
Le nom appelé n’a en fait aucune existence réelle.
Derrière ce nom se cache une société qui est, le plus souvent, implantée dans les Alpes-Maritimes, ou à Paris.

Quant aux voyances "personnalisées" effectuées par correspondance, Minitel ou téléphone, elles sont parfois établies par ordinateur…

L’immatriculation au registre du commerce
La plupart des voyants, salariés d’une entreprise ou indépendants, sont immatriculés au registre du commerce et fiscalement déclarés.
En revanche, de nombreux cabinets de voyance exerçant dans un département sont, en fait, immatriculés dans un autre département.
Les voyants qui n’étaient pas enregistrés lors des contrôles sont en cours de régularisation.

En revanche, les marabouts sont difficilement enregistrables.
À la Réunion, plusieurs cohabitent à une même adresse.
Leur séjour dans l’île est limité à quelques mois et, après leur départ, la location est reprise par un "collègue".

P.S. :

Lire les articles du CODE DE LA CONSOMMATION
(Partie Législative)

Forum
Répondre à cet article
> Communication de la DGCCRF - Mars 2000
Jacqueline - le 24 février 2005

On parle beaucoup des droits des clients mais qu’en est-il de ceux des praticiens. J’exerce en tant que voyante et j’ai des clients qui connaissent aussi des astuces pour rendre leur consultation gratuite à savoir faire le réglement par CB puis juste après la consultation demander à leur banque le remboursement. Il y a certes des praticens malhonnêtes mais aussi des clients du même acabit. D’ailleurs existe-t-il des textes de lois protégeant les praticiens ? ou des moyens pour éviter ce genre d’abus ?
Jacqueline (et il s’agit de mon vrai prénom)

> Communication de la DGCCRF - Mars 2000
Fabienne - le 24 février 2005

Jacqueline, je vous AIME ! J’ en ai moi-même assez qu’ on prenne tout le temps les consultants pour des petites choses fragiles, j’ aimerai un peu qu’ ils se responsabilisent, qu’ ils ne nous prennent pas pour des magiciens ou des prophètes, et surtout qu’ ils soient honnêtes....beaucoup de consultants se ruinent avec des cabinets à 3 euros la minute qui les rendent totalement dépendants, le problème c’ est qu’ ils nous consultent nous aussi, qui travaillons seuls, à des tarifs moindres, voires forfaits....et que comme vous dites ils font opposition ou utilisent des fausses cartes fabriquées via le net, on a un numéro d’ accord et au bout de 48h le crédit est refusé...et même quand ce n’ est pas fait d’ avance délibérement ils ont sept mois pour faire opposition,...alors c’ est facile de vouloir tomber sur des professionnels sérieux mais nos charges sont énormes. Et beaucoup de consultants en viennent carrément à dire que c’ est un don, donc on devrait le faire gratuitement....allez donc dire ça à l’ URSSAF...donc pour répondre à Jacqueline non je ne connais pas de moyens pour éviter ça....ou alors par transfert d’ appel, qui prouverait sur vos factures que ces clients vous ont appeler, avec le minutage....quant aux lois nous protégeant non, faut pas rêver à mon avis...notre profession non reconnue n’ est que tolérée, par contre pour se faire immatriculer et donc cotiser y a aucun problème.

> Communication de la DGCCRF - Mars 2000
- le 31 octobre 2009

Bonsoir Jacqueline et Fabienne,

Et oui, des personnes malhonnêtes il y en a des deux côtés ! Par contre, je ne comprends pas quand vous dîtes que les personnes peuvent faire opposition même
7 mois après, faut pas pousser tout de même, pouvez-vous confirmer cette information ? Quelle loi ?
Merci

> Communication de la DGCCRF - Mars 2000
mireille - le 22 novembre 2003

je souhaiterai connaitre des témoignages de personnes pour qui les travaux occultes ont réussi. merci beaucoup. mireille

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