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LES CATHARES
Article mis en ligne le 7 février 2004

par Sabrina
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LES CATHARES

C’est au chanoine rhenan Eckbert de Schönau à qui revient le mot savant « cathare ». En effet, vers 1163 Eckbert à partir d’une dénomination populaire cati en latin et cathiers en français tenta une proposition plus savante mais aussi plus fantaisiste : il proposa l’étymologie du grec catharos, c’est à dire purs.

Pourtant ces hérétiques médiévaux ne se sont jamais considérés comme des purs, ni des parfaits, ni des parfaites. Cela appartient au vocabulaire de l’Inquisition.

ALORS COMMENT SE DESIGNAIENT-ILS ENTRE EUX ?

Apôtres ou chrétiens.

Les croyants les appelaient VRAIS CHRETIENS, BONS CHRETIENS, BONS HOMMES et BONNES FEMMES.

Au moyen-âge le mot cathare était pris dans le sens de l’insulte, le mépris et l’infamie.

Le christianisme des bons-hommes ne fut au moyen-âge ni un mouvement de révolte politique ou sociale ni une revendication nationaliste ou identitaire ni l’expression d’un renouveau culturel ou philosophique.

C’était un phénomène profondément religieux qui alla jusqu’à se constituer et s’organiser comme une église chrétienne à part entière tout en se distinguant des catholiques romains et l’Eglise orthodoxe grecque.

Ce mouvement n’était pas une particularité religieuse occitane. Bien que demeurée minoritaire et finalement éradiquée de l’histoire, ce mouvement religieux connut une large extention.

L’Europe, la péninsule Balkanique aux rives de la Manche et de la Mer du Nord, de la Rhenanie jusqu’à la Méditerrannée
et l’Adriatique ; même la partie asiatique de l’Empire Byzantin fut toûchée.

Ce phénomène fut attesté du Xe au XVe siècles. L’église Romaine et l’église Grecque l’analysèrent comme une hérésie chrétienne.

HERESIE vient du mot grec HAIRESIS qui définit une notion de choix.

PEUT-ON LE DEFINIR COMME LE LIBRE CHOIX DE SON ITINERAIRE SPIRITUEL ?

Au moyen-âge, l’héretique chretien déviant ou pervéti est différent de l’infidèle, qui lui ignore tout du christianisme. les témoins médiévaux même les plus hostiles ne nièrent jamais le caractère chrétien de l’hérétique chrétien.

Un infidèle c’est un juif, un sarrasin. Il n’a pas encore entendu prêcher le christianisme. leur responsabilité est donc très limitée.

Un hérétique chrétien, c’est en connaissance de cause qu’il quitte le droit chemin hors duquel n’est point de salut.

C’est pour enquêter contre des chrétiens hérétiques que l’Inquisition fut mise en place. Non pour juger des Infidèles non chrétiens. Le Tribunal religieux ne s’intéressera aux juifs et Sarrasins que dans le cas précis ou convertis (de gré ou de force au christianisme) ils l’auraient ennsuite abjuré pour revenir à leurs premières croyances. Ils devenaient dans ce cas, des chrétiens renégats donc assimilés à des hérétiques.

L’hérésie fut la faute mageure aux yeux du christianisme médiéval. Le seul péché qui ne pouvait être pardonné - assimilé à un crime de lèse majesté envers Dieu lui-même. C’est pourquoi il entraînait la peine de mort en ce monde et la damnation éternelle en l’autre.
Il attirait le malheur et la malédiction sur les faibles créatures humaines qu’il contaminé directement ou indirectement. Il était ideentifié comme un venin mortifié, une pestilence ou encore une abjection.

Il faut considérer ce mouvement comme un système chrétien différent avec un système complexe mais aussi complet avec ses écriture sacrées, ses traditions, ses liturgies, ses rites et sacrements, sa hiérarchie et son mode d’organisation ecclésiastique, son clergé et ses fidèles, sa théologie, sa métaphysique, sa morale, son propos de vie et enfin son message du salut.

mais ce mouvement s’est toujours voulu indépendant et a toujours rejeté les principes de Rome et de Constantinople.

LE CHRISTIANISME DES BONS HOMMES FUT-IL UNE RELIGION ?

Elle fut tout à la fois mais de manière médiévale.

C’est à dire ordre régulier : avec des religieux (moines, abbés) qui vivent dans un monastère.

ordre séculier : clerc (prêtre, curé, évêque) qui vit au contact des laîcs.

Cet ordre religieux fut un système religieux mais qui se distingua radicalement des autres grandes spiritualités.

Ce qui leur fut reproché avec véhémence dans les actes ou leur condamnation ce fut surtout à partir de la fin du XIIe s, le dualisme de la conception de la création, qui donnait prétexte à les comparer à de modernesmanichéens.

Pourtant selon les nouvelles normes médiévales, les manichéens historiques de la basse Antiquité n’auraient pas eu droit au vocable d’hérétique mais celui d’infidèles. Ils étaient extérieurs au christianisme.

Cette doctrine le MANICHEISME était la vieille conception
du BIEN et du MAL, de la lumière et des Ténèbres.

LE MANICHEISME

Le fondateur de cette nouvelle croyance s’appelle MANES ou MANI. Il vient au monde en avril 215 en Babylonie septemtrionale. Son père se nomme PATEK, sa mère HARYAM.
A douze ans MANI reçoit un message divin :

« abandonne les hommes de ta religion. Tu ne leurs appartiens pas. Ton destin est de régler les mœurs, mais tu es trop jeune et le temps n’est pas encore venu. »

Douze ans passent. MANI entend à nouveau la voix du ciel :

« le temps est venu. Fais-toi connaître et proclame bien haut ta doctrine. »

Alors commence pour lui une vie de voyage en Perse et aux Indes. Il est reçu à la cour de Shappur. Le roi l’autorise à prêcher, à faire des adeptes. Lui-même se serait converti. L’histoire prétend que sa Majesté aurait été emmené par Mani à la porte de l’Empire Celeste et qu’il serait demeuré en suspens dans les airs pendant plusieurs jours. Pendant une trentaine d’année la complaisance de Shappur apporte au prophète une aide considérable.

Obéir à Dieu et au prince est une même acte de soummision. Il simplifie l’existence du proselyte.

A partir du jour où l’Eglise se sépare de l’autorité temporelle la persécution éclate.

Shappur meurt. Son fils Hormuzd lui succède. Celui-ci continue de couvrir Mani de son amitié. Mais la mort s’acharne sur le trône. Un an après son arrivée à la tête de l’Empire, Hormuzd disparaît. Son frère Bahram s’asseoit à son tour sur le trône. Mais le nouveau roi est fidèle aux pensées de Zoroastre-Zoratoustra (l’astre d’or). Il n’invente pas la lutte permanente entre le Bien et le Mal ; il se contente seulement de le spiritualiser en reprenant le folklore religieux de son pays.

Le soleil n’est plus adoré il devient le symbôle de la lumière spirituelle de la pureté.

Le combat du Bien et du Mal est à l’image de la vie.

Zoroastre promet à ses adeptes qu’un Messie viendra annoncer la fin redoutée du monde. Les vieilles croyances iraniennes commentées par lui prennent un caractère plus accessible.

Zoroastre supprime les sacrifices d’animaux destinés à apaiser l’humeur des Dieux. Il simplifie le culte et met à la portée des plus deshérités. Les sommets des montagnes tienent lieu de temple. Chacun peut y allumer les feux qui symbolisent la lumière sur les autels de forme cubique.

Barahm consulte les images et obtient une condamnation implacable du prophète Mani.

Mani est arrêté, jeté dans un cachot où ne pénètre pas le soleil. Il est dixé au mur par des chaînes et abandonné à une mort lente. Pendant 25 jours Mani va agoniser., reprochant à son bourreau de le priver de soleil source de vie spirituelle plus que de l’avoir enchaîné.

Les disciples de Mani récupéreront le corps du prophète pour l’ensevelir.

On voit ici l’analogie avec la mort du Christ. On a peine à y croire. L’histoire de Mani laisse des traces. On en a retrouvé en Egypte et dans le Turkestan chinois. Quant à sa doctrine, elle a été reconstituée grâce aux écrits personnels du prophète.

QUEL EST LE BUT DU MANICHEISME ?

Mani succède à Boudha, à zoastre et à Jésus.
Ses conceptions religieuses ne sont que des calques de ce qu’il a trouvé de meilleurs dans celles de ses prédécesseurs.

La base est toujours la dualité du Bien et du Mal qu’il traduit par LUMIERE et TENEBRE, DIEU et MATIERE.

L’homme ignorant son passé ne peut être sauvé que s’il parvient à séparer son esprit, la lumière de son corps, la matière.

Le but de tout manichéen est de quitter l’enveloppe matérielle qui l’attache à la Terre, de libérer son âme, siège de l’esprit après la mort et de faire son entrée au royaume de la lumière, le PARADIS ou le Nirvana.

L’homme doit ouvrir son âme à l’illumination intérieure.

Autrement dit dans la pratique, il doit négliger son corps et ses exigences pour ne se consacrer qu’aux soifs de l’âme.

Il doit pousser l’ascétisme jusqu’à cesser de s’accoupler, de cultiver la terre, d’ériger des maisons et des villes, de manger la chair des animaux.

Les adversaires du manichéisme voient dans ce renoncement une tendance au suicide, une sorte d’anéantissement progressif de l’espèce humaine.

Mais pour les initiés, il faut coûte que coûte sauver la subtance divine demeurée indépendante de la matière.

LES DISCIPLES DIVISENT EN DEUX CLASSES LES ADEPTES

- LES ELUS, LES PURS

- LES CROYANTS, LES AUDITEURS

LES ELUS, LES PURS

Les purs jeûnent, s’abstienent de procréer, de bâtir, de manger de la chair d’animaux. ils ne cultivent pas, ne possèdent aucun bien.

A leurs morts, les PURS sont accueillis au PARADIS.

LES CROYANTS, LES AUDITEURS

les Croyants mènent une vie normale et poussent leur croyance à entretenir les PURS.

Les CROYANTS pourront renaître soit dans un corps humain soi dans celui d’un animal.

selon le merite :

- ceux qui auront une bonne conduite (ne pas pronnoncer d’injures, pas de mensonges, pas d’aldultère, mépriser les pauvres, adorer les idoles, renaîtront dans le corps d’un ELU.

pourquoi la religion de MANI connue tant de haine sauvage ?

parcequ’elle est fondée sur le principe d’un monde matériel corrompu, oeuvre des démons donc condamnable.

- La revanche de l’Esprit sur la matière

- Le défi de l’âme aux lois cyniques.

Grâce aux persécutions, le MANICHEISME sort de son lit et inonde l’Egypte, la Palestine, l’Italie, l’Afrique du Nord, l’Espagne, la Gaule, la Germanie, l’Asie Centrale et la Chine.

Les communautés manichéennes s’acheminent clandestinement jusque vers le midi de la France où elles prennent feu et propagent l’incendie.

Après cet exposé il semble facile détablir le lien entre la doctrine Cathare et le Manichéisme. Cependant il existe plusieurs églises cathares. Mais elles sont toutes établies
sur le principe du BIEN et du MAL dans laquelllle l’homme a été entraîné sans y prendre garde.

Les CATHARES selon les pays sont connus sous des noms différents :

- PATERINS (Italie du Nord)

- PUBLICAINS (dans le Nord de la France)

- BOGOMILS (les Balkans)

- ALBIGEOIS (dans le midi de la France)

P.S. :

LES sources : Anne Brenon / LES CATHARES/VIE ET MORT D’UNE EGLISE CHRETIENNE
Adelin Moulis / Montségur- LE DRAME CATHARE

Forum
Répondre à cet article
> Tarot & néo-catharisme
Alain Bougearel - le 22 avril 2004

Pour les lecteurs souhaitant approfondir le sujet : Le catharisme et le Tarot, j’ai placé dans "[Arts divinatoires - Tarot->http://www.lejournaldedemain.com/rubrique.php3?id_rubrique=48]" un article complémentaire.

> LES CATHARES
Sabrina - le 25 mars 2004

Les Femmes Cathares
de Anne Brenon
Editions Perrin 1992

> LES CATHARES
mireille - le 25 mars 2004

bonjour à tous. Je recherche un livre entrevu à Carcassone qui parlait des femmes au temps des Cathares. Pourriez vous m’aider à le retrouver. Merci beaucoup. Bon chemin à chacun. Mireille

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