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Sur les rapports spécifiques entre la Qabbale et le Tarot
La théorie lexicale hébraïste de l’origine du Tarot : l’abécédaire hébreu

par Alain Bougearel
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Ière Partie : Une introduction

Le Tarot apparut d’abord dans le Nord de l’Italie, lors de l’éclosion de la révolution culturelle de l’Europe : la Renaissance. Ces jeux originels furent probablement conçus entre 1420 et 1440, bien que les plus anciennes cartes existantes remontent plus loin dans le temps aux alentours des années 1400.

Ce jeu italien se diffusa finalement au travers de l’Europe et des pays comme la France, l’Espagne et l’Allemagne devinrent bientôt des centres majeurs de fabrication de cartes à leur tour.
Cette diffusion et cette popularité eurent pour résultats la création d’une variété de différents jeux de Tarot. Toutefois, du fait d’une part qu’il ne demeure que peu des premiers jeux, d’autre part que les Atouts ne furent nommés et nombrés que plusieurs décades après leur invention, on ne peut savoir avec certitude quel fut le premier modèle représentant la séquence originelle des Allégories.

La séquence du Tarot de Marseille - ainsi nommée car elle caractérise les jeux traditionnellement produits à Marseille en France - n’est qu’une des divers variantes d’origine.

Néanmoins, cette séquence marseillaise constitue un candidat valable représentatif des premières séquences des Atouts, de même que plusieurs de ses images font similairement écho aux premiers dessins connus. La séquence dite marseillaise remonte au moins aux années 1660 avec le Tarot de Jean Noblet et à 1672 avec le Tarot de François Chosson ainsi qu’à 1760 avec Nicolas Conver.

Comme ces créateurs n’ont laissé aucun livret explicatif pour leur jeu, nous devons en découvrir les clefs explicatives dans les dessins eux-mêmes. Nous devons aussi considérer le contexte culturel dans lequel ces cartes firent leur apparition. Tandis que les dessins dénotent une variété d’influences - comme la hiérarchie sociale, les Vertus Cardinales, le Christianisme, la littérature classique, l’astrologie et peut-être même l’alchimie - ces mêmes motifs n’explicitent de façon adéquate ni pourquoi les premiers dessinateurs du Tarot composèrent cette séquence spécifique de dessins plutôt qu’une autre, ni pourquoi ils arrangèrent les dessins dans cette séquence particulière.

Est-ce que l’alphabet hébreu a influencé les dessins primitifs des premiers Tarots ?

La question a été ardemment débattue maintenant depuis plus d’un siècle. D’un côté, se tiennent ceux qui croient que l’alphabet hébraïque fut fondamentalement associé aux Atouts dès le commencement. De l’autre côté, se trouvent ceux qui argumentent qu’il n’y a aucune preuve permettant de conclure à l’existence d’un lien quelconque entre les premiers Tarots et l’alphabet hébreu.

Cet essai introduit un champ de recherche inédit visant à illustrer une connexion démontrable entre les lettres hébraïques et le Tarot de Marseille. Cette connexion gît dans le lexique hébreu, qui montre qu’un ensemble complet de mots correspondant aux 22 sujets allégoriques du Tarot peut être trouvé dans la séquence alphabétique propre à la langue hébraïque. En effet, chaque Atout, illustre une lettre hébraïque un peu à la façon de l’abécédaire d’un enfant de langue anglaise prononçant « A pour Apple », « B pour Boy ». Non seulement trouvera-t-on les sujets allégoriques propres au Tarot de Marseille dans la séquence alphabétique de l’Hébreu, mais virtuellement chaque élément présent chacun des Atouts commence avec la même lettre hébraïque correspondante, faisant ainsi du Tarot de Marseille un « abécédaire visuel » de l’alphabet hébreu.

Les connexions décrites ne peuvent être découvertes entièrement que dans le lexique hébreu médiéval et de la Renaissance (tel que cela est illustré par le « Dictionary of the Targumim » de Jastrow, le « Talmud Balbi », « Yerushalmi and Midrashic Literature » et le « Compendious Hebrew-English dictionary » de Grossman). En d’autres termes, cette recherche se fonde strictement sur le lexique hébreu tel qu’il existait aux temps des premiers Tarots. Cette recherche se limite aussi à l’examen de seulement deux séquences des Atouts, celle du Tarot de Marseille, caractéristique de jeux tel que le Conver, celle du Tarot Milanais, le « Tarecchino Milanese ».

Cette théorie accepte le consensus historique actuel qui établit que les atouts ou Trionfi furent d’abord créés en Italie du Nord durant la première moitié du XVe siècle et que ces dessins incorporèrent des allégories populaires de l’époque.
La théorie lexicale n’affirme pas pour autant que le Tarot fut conçu initialement avec des intentions kabbalistes, non plus que les créateurs de tels dessins auraient dû être Juifs. Ce que cette théorie démontre est qu’une singulière correspondance plus que remarquable existe entre les Triomphes et le lexique hébreu de l’époque ; qu’un certain nombre de recherches alphabétiques contemporains de l’espace et du temps des premiers dessins des anciens tarots devront désormais être étudiés en tant qu’influences potentielles ; la théorie lexicale admet aussi la possibilité que les allégories et l’iconographie du Tarot de Marseille furent intentionnellement créées à l’instar d’une séquence alphabétique hébraïque. L’alphabet - une des plus populaires hiérarchies de l’époque - aurait donc pu être utilisé par les rédacteurs du Tarot en tant que style artistique.

IIe Partie : les liens alphabétiques

Le Tarot de Marseille contient en lui-même un parallèle démontrable avec les 22 lettres de l’alphabet hébreu, du fait que ses sujets allégoriques peuvent être retrouvés classés en ordre alphabétique dans le lexique médiéval hébreu.

Les mots hébreux ci-dessous sont transcrits entre parenthèses, suivis de leur lettre initiale en hébreu.

Atout I
Magicien (AT, AshP) aleph

Atout II
Sibylle, prophétesse (BDQ, BOLH, BOL HZYH) bet

Atout III
Reine (GBYRH) gimel

Atout IV
Duc (DKS, DVS) dalet

Atout V
Souverain pontife (HGMVN) he

Atout VI
Amour (VDO) vav

Atout VII
Triomphe (ZKH, ZKY) zayin

Atout VIII
Juge (ChKTh) chet

Atout IX
Temps (TMPV) tet

Atout X
Destinée (YOD), Iynx (YNQS) yud

Atout XI
Force (KCh,KChCh) kaph

Atout XII
Informateur (LYTYRYN), voleur (LYSTA) lamed

Atout XIII
Mort (MVTh, MythH) mem

Atout XIV
Tempérance (NThChSM, NZYRVTh) nun

Atout XV
Satan (STN) samech

Atout XVI
Éclair de lumière (ODY) ayin

Atout XVII
Printemps (PRYMVRA), Paradis (PRDS) peh

Atout XVIII
Conjonction (TzRVP), ombre profonde (TzLMVTh) tzaddi

Atout XIX
Été (QYTz) qoph

Atout XX
Le signal de la trompette (du Jugement) resh

Atout XXI
Portail des Cieux (ShOR, HShMYM), Ciel (ShMYM) shin

La carte sans nombre
Folie (ThHLM, ThPLH) Tav

Quand l’on étudie de plus près encore le lexique hébraïque, l’on trouve que les détails iconographiques de chaque carte apparaissent dans l’ordre alphabétique aussi.

Par exemple, la première lettre hébraïque aleph commence les mots comme « table » (ARChH), bâton (ALH), denier (AGVRH), gobelet(ANBG), balles (ASQRYMYN), poignard (ARRN), couteau (AYZML), porte-monnaie ou bourse (ARNQ).

La huitième lettre, chet, commence les mots comme législateur (ChQQ), épée (ChRB), les balances (ChRSPYThYN), le soleil (ChMH, le symbole sur la coiffe de la Justice), les colonnes solaires (ChMNYM), la « cloison de l’écran » (ChYTz) et la corde autour du cou (ChNQA).

La treizième lettre, mem, commence les mots comme le moissonneur (MQTzRH), cadavre (MTh), scythe (MGL), tête (MVCh), couronne (MKLLThA), roi (MLK) et reine (MLKH).

La dix-huitième lettre, tzaddi, commence les mots comme corps célestes (TzBA HShMYM) ; l’iconographie suggère le Soleil et la Lune en conjonction, des hyènes (TzBVOYM), la soif (TzYCh, TzHH, TzmA), des gouttelettes (TzChTzVCh), des pinces (TzBTh), l’eau (TzNYNYM), et le château ou la Tour (TzRYCh) du jeu d’échecs.

Ces quelques exemples ne sont que la face émergée de l’iceberg, tant chaque élément pictural de l’Atout s’avère être placé dans l’ordre alphabétique.
À la façon d’une encyclopédie visuelle, les dessins du Tarot de Marseille contiennent toute une variété d’influences, telles que des références bibliques et littéraires, des personnages mythologiques, une imagerie alchimique, et même le jeu d’échecs - le tout combiné en ordre alphabétique. Chaque pièce du jeu d’échecs, par exemple, se trouve dessinée sur la carte correspondant à l’initial du nom hébreu :

Atout III
la Reine (GBYRH)

Atout IV
le Roi (pas de connexion apparente)

Atout V
les Deux Évêques (HGMVN)

Atout VII
les Deux Chevaux de Guerre (ZRZYR MThNYM)

Atout XII
l’échec et mat ou la Capture (LKD)

Atout XVI
les Deux Pions (ORBVN)

Atout XVIII
les Deux Tours (TzRYCh)

Ainsi le jeu de Tarot illustre les allégories populaires de son époque, arrangées en une séquence hiérarchisée et alphabétique.

IIIe partie : Coïncidence ou dessein délibéré ?

Le modèle ayant servi de base au Tarot de Marseille fut-il intentionnellement fondé sur le lexique hébraïque médiéval ? Les faits suivants requièrent que l’on examine cette possibilité en détail.

A) Les sujets ou motifs du Tarot de Marseille sont disposés en ordre alphabétique au-dedans même du lexique hébraïque, mais ils ne sauraient être hiérarchisés selon un tel ordre quand ils sont mis en corrélation purement aléatoire avec les lettres de l’Hébreu. Cette synchronicité linguistique - pouvant être vérifiée par quiconque étudierait un dictionnaire médiéval de l’Hébreu - constitue un argument valide contre l’hypothèse selon laquelle ces analogies relèveraient du hasard, donc seraient purement contingentes, c’est-à-dire non nécessaires, pouvant ne pas être telles.

B) Virtuellement chaque élément dans les dessins des cartes peut être retrouvé d’après l’ordre alphabétique, mais ne se trouve pas disposé selon une telle séquence quand les lettres hébraïques et les Atouts sont mis en corrélation arbitrairement.
Plus encore, ce remarquable ensemble de corrélations suggère une intention alphabétique volontaire de la part des rédacteurs du Tarot marseillais.

C) La majorité des Atouts du Tarot de Marseille offre des similitudes visuelles avec la forme des lettres hébraïques correspondantes, mais une telle multitude d’analogies n’apparaît pas quand les lettres hébraïques et les Atouts du tarot sont reliés de façon aléatoire.

D) La plupart des Atouts du Tarot marseillais illustrent le sens littéral de la lettre hébraïque correspondante. Ces significations ne sont pas celles données dans les livres relatifs au Tarot : on ne les trouve que dans les sources de l’Hébreu médiéval.

Signalons aussi deux autres points qui argumentent en faveur de la thèse selon laquelle les Atouts ou Triomphes furent conçus délibérément comme des images alphabétiques.

E) L’intérêt certain porté à la lexicographie hébraïque à l’époque où naît le Tarot. F) L’attrait largement répandu pour ce qui relève de l’iconographie alphabétique. De telles recherches ou travaux côtoyaient celles des maîtres-cartiers dans les imprimeries et les ateliers d’art.

Enfin, le fait peut-être le plus surprenant, ce sont les détails spécifiques ajoutés aux lames par l’artiste italien Carlo Dellarocca dans ses dessins du tarot de 1835.
Tandis que le canevas du Tarot de Marseille peu paraître quelque peu « grossier » pour un regard moderne, les gravures du « Tarocchino Milanese » sont détaillées parfaitement, ce qui rend la lecture de ses éléments picturaux plus aisément identifiables au-dedans du corpus du lexique hébraïque.
Le jeu de Bellacora se caractérise de plus par l’immense déploiement d’« objets » uniques ou de « choses » tout à fait exceptionnelles ajoutés aux dessins de base. Pourquoi ? Parce que cette profusion d’objets et leur caractère unique - présents au-dedans même du corpus spécifique du lexique hébraïque - démontre de manière convaincante que ce sont bel et bien des allusions alphabétiques.

Ainsi La Luna de Dellacora décrit-elle :
un plat de festin (TzOH,TzLChTh), un plat de poisson frit (TzChNH), un collier (TzVARVN) sur chaque chien, leur aboiement sous la lune (TzOQ HY VQYM), le repère ou colonne marquant le rivage (TzYVN), son toit conique (TzRYP), et le navire (TzY, TzYm) dans le lointain.

Alain Bougearel
Auteur et Tarologue
Membre adhérent de la Société des Gens de Lettres de France
5 août 2004

Forum
Répondre à cet article
La théorie lexicale hébraïste de l’origine du Tarot : l’abécédaire hébreu
Eysméralda - le 22 avril 2009

Bonjour,

je viens de lire cet article, je voudrais signaler une petite erreur de frappe : la lettre "lamed" est nommée par erreur "nun" dans l’article et c’est le graphisme de la lettre kaph qui accompagne en guise d’illustration... Ce qui fait un petit méli-mélo, dommage d’ailleurs puisque le "lamed" s’inscrit parfaitement dans le dessin de l’arcane du pendu (croisement je jambes)

C’est une erreur de frappe car ce qui est dit en regard pour "lamed" est tout à fait juste.

Bien à vous,

Eysméralda

La théorie lexicale hébraïste de l’origine du Tarot : l’abécédaire hébreu
Patrick Lambinet - le 27 avril 2018

Bravo Eysmeralda

Vous avez détecté une simple erreur, vous semblez très au courant aussi j’écris ce petit message pour savoir si vous pouvez m’apporter des précisions sur les intentions réelles du ou des créateur (s) du jeu de tarot à partir de l’alphabet hébraïque ? Avai (en) t’il (s) un but prédéfini ? En particulier je pense et je cherche à établir un lien entre l’alphabet hébraïque et les chapitres du livre de l’apocalypse en passant par les atouts du tarot afin de déterminer la signification du nombre 666 dans le chapitre 13 de l’apocalypse associé à l’arcane de la mort et à je ne sais quelle origine ??? de la lettre hébraïque ’ mème ’ ?

Bien à vous également ;

Merci de répondre à mon adresse mail : patrick.lambinet@live.fr

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