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Le Yi King dans la sagesse Chinoise
Article mis en ligne le 29 juin 2005

par Claude Sarfati
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Pour mieux comprendre l’importance du Yi King dans la pensée chinoise traditionnelle, nous devons d’abord essayer d’analyser ce qui différencie la pensée chinoise de la pensée Occidentale.
(Ce texte est librement inspiré de la conférence donnée par M. René Barbier le 22 mars 2000 à l’UNESCO)

Quelle est la nature de la philosophie et en quoi se différencie t’elle de la sagesse chinoise ?

Philosophie vient du Grec "philosophie" : philia ( amour ) et sophia ( sagesse )
Il semble que la philosophie soit devenue un système de réflexion critique sur les problèmes humains de la connaissance et de l’action et plus précisément la recherche rationnelle ayant pour objet une explication et une compréhension totale de l’homme, du monde, des fondements de notre connaissance.
Si Platon considérait que les objets fondamentaux de la philosophie sont le vrai, le bien et le beau, Kant les reformule en questions :

- Que puis-je savoir ( métaphysique )
- Que dois-je faire ( morale )
- Que puis-je espérer ( religion )
- Qu’est-ce que l’homme ( anthropologie )

En fait, la question de la vérité est restée un objet clé de la philosophie Occidentale, ce n’est pas le cas de la sagesse chinoise.

La pensée chinoise traditionnelle a pris naissance il y a plus de 2500 ans avec le père du Taoïsme ( Lao Tseu ), mais également Confucius ( Kong Si ) et plus tard Mencius ( Menzi )
Elle perpétue une attitude des Chinois à vouloir comprendre la réalité naturelle sans vouloir systématiquement la réduire à la raison.
L’occidental, ne peut que reconnaître dans les approches de la vie individuelle et sociale de la pensée chinoise une authentique philosophie même si elle ne s’exprime pas toujours selon les modes habituels des académies issues de la Grèce antique.

En Chine, depuis l’origine, la philosophie a toujours été une réflexion sur la vie concrète. Toute réflexion est liée à une efficacité possible.
La Chine est un pays essentiellement rural et la pensée chinoise est profondément marquée par cette inscription de toute réflexion dans le cadre naturel.
La pensée chinoise est d’abord un naturalisme qui s’étend au cosmos tout entier.
En fait les Chinois ne sont pas religieux parce qu’ils sont philosophes et leur philosophie à toujours plus à voir avec éthique d’origine sociale qu’avec une transcendance, un Dieu révélé.

Le Taoïsme est l’un des trois grands courants de la pensée chinoise avec le Confucianisme et le Bouddhisme ( l’arrivée du Bouddhisme indien a constitué le Chan qui exporté au Japon a donné naissance au Bouddhisme Zen )

Le Taoïsme a des origines essentiellement philosophiques avec Lao Tseu ( V-VIème siècle AJC ) Pour le Taoïsme, la règle d’or est : le non agir, en liaison avec la spontanéité directement émergente de la nature. On doit respecter la nature et suivre la voie du Tao.
L’essentiel pour le sage chinois consiste à saisir l’intelligence des choses, de comprendre les principes qui régissent la nature et la société et la dynamique de leur mouvement fondée sur l’alternance des deux principes fondamentaux du Yin et du Yang et l’ordre des mutations.
Cela conduit à un sens très relatif de la vérité. La pensée chinoise intéresse plus à l’efficacité qu’à la vérité.
La connaissance est inséparable de l’action.
Pour le Taoïste, la nature est première et fondatrice ; il a conscience de faire partie intégrante de l’univers toujours en changement, sans aucune stabilité, mais non sans harmonie.

Profondément paysan, le chinois vit avec les rythmes de la nature.
Il a conscience de la temporalité, même s’il vit dans l’instant.
C’est un être éminemment sensoriel qui puise sa force par son immersion dans les profondeurs du cosmos.
Tout ce qui existe provient du Tao ( la voie ) qui est Un innommable.
Le tao n’a rien à voir avec un Dieu créateur.
Il s’agit beaucoup plus d’une représentation du cours du monde, d’une cosmogénèse qui est sans commencement ni fin, de nature énergétique, et qui se déploie dans l’espace et le temps.
L’homme est complètement inclus dans cette représentation, suivant une harmonie qu’il respecte.

C’est par interaction permanente des deux principes fondateurs : Yin et Yang totalement réversible au terme de leur accomplissement respectif, par le jeu réciproque du Yin et du Yang que sont crées les cinq éléments ( terre, feu, eau, métal, bois ) et, de ceux là, toutes choses existantes.

Ce fond philosophique est partagé par tous les philosophes chinois traditionnels, même si les Confucéens se distinguent des taoïstes par rapport à certains éléments qui socialisent les personnes.

Le Confucianisme :

La tradition attribue à Confucius ( 551-479 AJC ) cinq grands canons chinois : le canon des mutations, le canon des odes, le canon des documents historiques, le canon des rites et les annales des printemps et des automnes.
Il professe à titre privé, pendant de nombreuses années, puis rentre dans sa région ou il meurt à soixante et douze ans. Il n’a rien écrit, mais ses disciples diffusent sa parole dans trois ouvrages : Le juste milieu, La grande étude et Les entretiens de Confucius.
Pour Confucius, la base de la culture est constituée par la société dont la famille et le clan sont les pivots et l’emportent sur l’individu. L’ordre social est complètement étayé sur l’ordre cosmique. La société est un ensemble de subordinations structurelles à l’image de la nature ou la terre est complètement assujettie au ciel. L’Empereur est le représentant du ciel et tous ses sujets sont eux-mêmes dans la même représentation hiérarchique de l’harmonie universelle. Si une catastrophe survient, l’Empereur sera tenu pour responsable. Le plus ancien canon administratif Chinois ( sous les Zhou ) prévoit que le gouvernement doit être organisé en six départements, réfères respectivement au ciel, à la terre, aux quatre saisons et que les services dépendants de ces départements doivent au total être au nombre de trois cent soixante, identique à celui des jours de l’année.

Dans ce rapport de sens à dominante cosmologique, chacun accepte sa place dans un ordre déterminé comme l’est l’ordre des étoiles et des planètes.
Enfants, femmes, membres de la bureaucratie céleste, fondée sur le " concours " à partir de la dynastie des Sui ( 581-618 ) et jusqu’en 1911, serviteurs, tous sont tenus aux devoirs issus de la position hiérarchique dans une logique de réciprocité, le tout étant régi par des rites immuables.
Ce fixisme institutionnel entraînera la révolte anti-Confucéenne du 4mai 1919, prémisses aux grands bouleversements sociaux et politiques que connaîtra la Chine au XXème siècle

Pour Confucius, il faut que le souverain agisse en souverain, le ministre en ministre, le père en père, le fils en fils.
Toute la vie politique de l’empire doit être centrée sur le respect des rites transmis par la tradition et être fidèle aux comportements que lui impose le rôle dans la société. Un dérobement par rapport à cet ordre fait perdre la face : une catastrophe pour le Chinois traditionnel. L’Empereur lui-même ne peut déroger à cet ordre immuable et il est soumis aux " remontrances " de sa bureaucratie céleste, en cas contraire.
Toute question administrative et sociale se fait selon un " juste milieu « , un équilibre fondamental qui tient compte de l’harmonie du corps social, lui-même reflet de l’harmonie universelle.
L’homme de bien ( le Junzi ), opposé à l’homme de peu ( le Xiaoran), présente une éthique de la bienveillance, une vertu d’humanité ( le Ren ) qui pousse à éviter ce qui pourrait être pour les autres une source de malheur ou de souffrances. Elle oblige à cultiver d’autres vertus comme la piété filiale ( le Xiao ) qui s’étend à la société tout entière, suivant une cascade hiérarchique.
S’ajoutent encore la loyauté ( Zhong ), la justice ( Yi ), la fidélité ( Xin ), la sagesse et le courage ( Yong ).

Pas plus que de théologie, la pensée chinoise ne connaît de pensée métaphysique.
Il n’y a rien au-delà du monde physique, mais il y a quelque chose de " plus haut que " ou " d’antérieur à " toute particularisation phénoménale.
La réalité existe sous la forme d’un continuum qui échappe à toute appréhension par les sens et qui pénètre les " dix milles êtres "
Doté de plusieurs degrés, ce continuum développe celui du Yin et du Yang, dont la dynamique interne anime les cinq phases du " Wuxings « , puis celui du De ( puissance cosmique ), dont la dynamique commande celle du Yin et du Yan ; puis celle du Dao ( voie cosmique ) source elle-même de la dynamique du De.

Comme le remarque L Vandermeesch :
- " Il ne s’agit pas d’un au-delà du monde physique, mais d’un approfondissement de la nature de la réalité elle-même "

A partir du culte des ancêtres, chez les Chinois, la fonction de prêtre à été assumée par une sorte de " président de cérémonie " ( Zhuren ) qui n’était pas un spécialiste religieux mais un simple membre de la communauté requis en fonction de son rang de naissance et assisté par quelques personnes connaissant l’ordre rituel.
Ainsi les Chinois ne sont pas des théologiens mais des ritualistes.

La dimension proprement magico-religieuse, toujours omniprésente chez tous les peuples du monde, a pris en charge par l’instance de la divination depuis le fond des âges en Chine.
Dés le départ, c’est à travers la lecture de la carapace de tortue que le devin va lire les événements futurs.
Mais il s’agit toujours d’une divination insérée dans une représentation cosmologique du monde. La tortue reste le parfait modèle du cosmos en réduction.
Sa carapace est ronde comme le ciel et son plastron ventral plat comme la terre.
Sa longévité immense comme la suite des temps.

Les Jésuites essaieront bien, au XVIe siècle, de réduire le " ciel " Chinois au "Dieu Chrétien « . Mais la nature des deux représentations est totalement différente.
Chez les Chinois, il y a une homogénéité de la réalité cosmique du ciel à l’homme.
Un continuum radical de l’univers, au niveau du sensible, par la manifestation des " dix mille êtres "
Dans le Christianisme, il y a toujours deux : Dieu et sa créature, fut-elle à l’image de l’homme.

Éléments de la sagesse chinoise :

Le sens de l’harmonie :
Avec le Tao et le Yin / Yang, la sagesse chinoise sait le cours de la vie sans éluder la relation d’inconnu qui la fonde.

Avec le laisser-faire ou non-agir :
La sagesse chinoise ne veut pas accélérer le cours des choses et, encore moins, le maîtriser

Avec les cinq éléments :Eau, métal, bois, terre, feu, la sagesse chinoise se donne une base métaphysique pour concevoir toutes les transformations de la matière et de la vie.

Le sens du " procès" ( processus ) :
La sagesse chinoise développe une dialectique sans synthèse, son centre philosophique affirme l’idée d’un " procès du monde « , d’un processus de tout le réel qui n’a ni commencement ni fin.
Le Yi King et les anagrammes fondent la logique combinatoire de ce processus.

L’énergie et le rapport au corps et à la nature :
- Le QI : c’est énergie qui anime tout processus.
- Le QI Gong est l’exploration méthodique, l’inscription et l’activation de cette énergie dans la vie végétale, animale et humaine.
- Le Tai QI Quan est un art martial qui accomplit l’émergence de cette énergie dans le corps humain par le biais d’une série de mouvements animés par le sens du Yin et du Yang.

Le sens de la famille et celui de l’état :C’est un des points clés de la société chinoise qui imprègne toutes les visions du monde du peuple chinois même si les sages Taoïstes s’en démarquent et que les Confucianistes, au contraire, la proclament.
Ce familialisme est encore très présent aujourd’hui.
L’Empire du milieu, vit sous le règne de Confucius depuis 2500 ans.

Forum
Répondre à cet article
> Le Yi King dans la sagesse Chinoise
John - le 3 septembre 2005

Bonjour M. Sarfati

Pourriez-vous rendre à Kant le s qui s’est perdu :
"Que puis-je savoir ?", et non "Que puis-je avoir".
Merci pour lui.

> Le Yi King dans la sagesse Chinoise
claude sarfati - le 5 septembre 2005

Merci pour Kant , John .
C’est une erreur de frappe que nous allons corriger rapidemment .
Cordialement : Claude Sarfati

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