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Les Entretiens

Les professionnels accrédités ont la parole

« A ce moment là, j'ai su que j'avais un don »

Ça a commencé quand, où, pourquoi (contexte) ?

J’ai toujours été comme ça. J’ai toujours dit des choses avant qu’elles arrivent, quand j’étais petite je pensais que c’était totalement normal. « Maman le téléphone va sonner », « mon frère arrive », je disais toujours des petites choses deux minutes avant qu’elles arrivent.

Comment avez-vous réagit en comprenant ce qu'il vous arrivait ?

C’est un peu déroutant pour les autres, je n’avais pas d’ami j’ai vite été mise au banc des personnes étranges. J’avais besoin de l’affection des gens parce que je ne comprenais pas qu’on ne me croit pas. Donc au lieu de me taire je voulais prouver que je ne mentais pas, puisque je savais tout simplement. 
A partir du moment ou j’ai arrêté d’exprimer ça, mon réel problème n’était pas de savoir les choses, c’était mes nuits, j’ai passé des nuits épouvantables et c’est d’ailleurs toujours le cas. Mon enfance se résume à mes nuits. Mes nuits de terreur, d’horreur, on me touchait, on me parlait dans l’oreille, c’était une catastrophe.

Avez vous utilisé vos dons tout de suite ?

En grandissant je passais mes journées à lire tous les livres ésotériques possibles. J’ai certaines références que j’ai lues quand j’étais gamine pour pouvoir me protéger telles que Allan Kardec, Raymond Moody, François Brune. Ça m’a permis de comprendre l’ancrage et effectivement comment utiliser certains outils. Je lisais beaucoup, au moins un livre par jour. J’étais toujours toute seule parce que mes centres d’intérêt n’étaient pas ceux des enfants de mon âge. 
A 18-19ans il y a eu, à cause de ma voyance, quelque chose. J’ai ressenti et annoncé le décès d’un ami de la famille. Et quand c’est arrivé, dans ma tête je me suis dit « est-ce que c’est moi qui lui ai porté la poisse ? Est-ce que c’est à cause de moi qu’il est tombé malade ? alors, j’ai tout jeté à la poubelle et J’ai fait taire mes dons, et ça a marché. Quand de temps en temps je me disais « ah mince ça aurait pu être utile là » j’ai redemandé à ce que ça revienne un peu, ce qui a été le cas, mais pas de la même façon. Ça s’est réinstallé petit à petit mais jamais plus comme avant.

De quelle manière se traduisent vos dons ? Ressentis ? Flashs ?

C’est moi qui ressens. Pour faire de la voyance je n’ai pas besoin de mes capacités médiumniques. Toute mon enfance j’étais beaucoup plus médium que voyante, j’avais les fantômes tout le temps. La médiumnité c’est la communication avec les défunts. En voyance je n’ai pas besoin des dons que j’ai brimés, c’est comme un autre canal, une autre fréquence. 
La médiumnité c’est « un défunt dit que untel va être malade ». En voyance c’est moi qui ressent et qui dit, il n’y a pas d’intermédiaire. Ça sort spontanément c’est de la voyance. Je ne comprends pas pourquoi je le dis, je ne sais pas pourquoi, c’est fluide, c’est un flot de paroles. Si un défunt me parle je vais l’écouter et je vais vous dire « on me dit que » et après je vais me remettre à écouter, donc il va y avoir des moments de silence. Alors qu’en consultation je parle je parle je parle, ce n’est pas du tout la même vibration, ce n’est pas le même exercice. Il n’y a pas le même coté émotionnel qu’un défunt qui vous passe un message.

Avez-vous eu besoin de travailler vos dons pour les faire évoluer ?

Je n’ai jamais été suivre des formations. Avant il n’y avait pas internet, on était pas en rivalité les uns avec les autres parce qu’on ne se connaissait pas et qu’il n’y avait pas les réseaux sociaux. 
J’ai plusieurs outils parce que je suis une curieuse. J’ai vu les bienfaits de la numérologie, et de l’astrologie, tout ce qui peut être psycho-généalogique, ça m’intéresse mais ça ne veut pas dire que je m’en sers à chaque consultation.

Utilisez-vous des supports ? Pourquoi en avez-vous besoin, ça change quoi ?

Les supports ça va dépendre. Par exemple si quelqu’un arrive en me demandant si il va déménager j’ai la réponse tout de suite dans ma tête. En voyance c’est puissant, on me donne la réponse tout de suite. On peut faire une bonne consultation sans support. 
Je me sers des cartes pour avoir une confirmation. Par exemple si quelqu’un me dit « je déménage au mois d’avril » et que je ressens que ça ne colle pas, que je vois cette personne déménager en octobre. Dans ce cas là je regarde en numérologie, ou je demande un « grand nombre ». Certains supports servent un peu à faire la preuve par trois.

Comment ça s'apprend ?

Je n’ai pas eu besoin d’apprendre, tout est dans le ressenti. Les cartes ont une signification différente selon leur placement, c’est une interprétation personnelle. Ça va tellement plus vite pour moi en voyance pure.

Avez-vous des conseils à donner à ceux qui pensent avoir un don ?

Ça dépend quel don. Il y a des gens qui vont être dans le « ressenti » : ça peut être de la télépathie, ça peut être de l’intuition. Évidement qu’on peut bosser son intuition. Si on sort la carte du pendu on peut quand même ressentir une bonne nouvelle. Ces intuitions là il faut les écouter, il faut aller au bout il ne faut pas essayer d’être rationnel. J’estime qu’on a tous une capacité à ressentir les choses. Généralement ça dépend de ce qu’on vit, de notre âge. Apprendre la voyance me semble compliqué, mais apprendre à travailler et se faire confiance au niveau des ressentis c’est possible. Tout le monde peut, à différentes périodes ressentir très très fort certaines choses.
La médiumnité ça dépend, il y a des gens qui peuvent devenir réceptifs parce qu’ils ont perdu quelqu’un. Le medium sert à faire le lien entre le défunt et la personne qui demande, je vais entendre à votre place. Et je vais vous dire « il vous dit ça » si la personne veut bien vous parler. Je reste malgré tout très dubitative sur ma profession parce que toot le monde peut interpréter à sa sauce. Pour exercer le mieux possible il faut surtout être dans l empathie, le recul, ne pas être dans le jugement ni vouloir « faire plaisir ». Il faut aussi garder son côté cartésien, être bien enraciné sur ici et maintenant.

Et des conseils pour les consultants ?

Il faut pouvoir consulter en comprenant que la personne en face va être un conseil, un scénario possible, et va donner son ressenti. Et vous, vous avez votre point de vue, votre libre arbitre. Il faut vraiment bien avoir conscience qu’un voyant est un être humain comme un autre qui n’a pas toutes les vérités mais une façon d’interpréter ses visions/flashs ou autre.
L’acteur c’est vous. Qu’est-ce que vous en faites ? Qu’avez-vous retenu de cette consultation ?
Merci à vous Fabienne pour avoir répondu de façon sincère et sans tabou. C'était à la fois très instructif et très agréable.
micro
Agathe Suila
Rédactrice en chef

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