La Papesse identifiée à  Soeur Manfreda Visconti di Pirovano

A propos de La Papesse identifiée à  Soeur Manfreda Visconti di Pirovano….

Papessa du Visconti-SforzaRoss Caldwell écrit à  ce sujet :
– « Gertrude MOAKLEY, écrivant en 1966, fit la suggestion novatrice que cette carte pourrait représenter Manfreda da Pirovano, une soeur qui était le chef spirituel d’un petit groupe de fidèles qui croyait à  la divinité de Sainte Guglielma, une nonne du même couvent décédée en 1282.

Le groupe pensait que Guglielma était une incarnation de l’Esprit Saint, et qu’elle reviendrait sur Terre. Leur hiérarchie était identifique à  celle de l’Eglise Romaine Catholique – si ce n’est qu’ils ordonnaient des femmes à  la prêtrise, et qu’ils avaient élu Manfreda comme Papesse.

Quand la secte fut découverte, dans le cadre de l’enquête de pré-canosition relative aux miracles qu’elle avait accomplis, Manfreda et les autres chefs de la secte furent finalement poirsuivis puis brûlés vifs sur le bûcher de l’Inquisition en 1300.

Du fait que Manfreda était la cousine de Matteo Visconti, et du fait aussi que quelques uns des plus puissants membres de la famille Visconti furent sans aucun doute des adeptes de Manfreda, il est plausible de penser que la famille ait gardé en mémoire ces événements, et ait fini par la représenter comme Papesse dans le style du jeu de Triomphes associé à  la Famille Visconti.

Plus encore, le culte de Guglielma fut apparemment très populaire à  Milan, où elle fut souvent représentée dans les créations artistiques (cf. Barbara Newman dans « Woman Spirit, Woman Pope »). Moakley assure de surcroît que l’habit porté par la Papesse sur la carte est bien celui de l’Ordre des Umiliati ( ordre des Humiliés : nom de la secte de Guglielma et Manfreda).

En effet, l’habit de l’Ordre des Humiliés, analogue à  celui des Spirituels Franciscains, était fait du matériau le plus simple : de la laine non teinte « lana non colorata ». »

Dans son essai, Ross Caldwell suggère aussi la possible identification de La Papesse avec la légendaire Papesse Jeanne : http://trionfi.com/0/i/

Alain Bougearel

20 réponses

  1. > La Papesse : une Clarisse franciscaine radicale?
    Le Dr Bob O’Neill publie une étude spécifique de l’habit des Umiliati et des Clarisses franciscaines.

    Il apparaît désormais que l’hypothèse de Moakley établissant une identité entre Soeur Manfreda (de l’Ordre des Umiliati) avec la Papesse du Tarot Visconti-Sforza doit être remise en question.

    L’habit porté par la Papesse du Visconti Sforza est indéniablement un habit franciscain – ce qui nous porte à  rechercher dans l’entourage des Visconti une Soeur franciscaine désormais.

    N’oublions pour autant pas que les Franciscains spirituels ainsi que le Tiers-Prdre franciscain furent très proches des courants radicaux et souvent persécutés par l’Inquisition.

    S’l est vrai que la Papesse représente plutot la figure de la Foi Chrétienne, il n’en demuere pas moins que le moine qui rédigea la plus ancienne liste des Triomphes connue (circa 1500) la traite de « ngatrice de la Foi Chrétienne » – c’est bien sûr une opinion mais il n’en demeure pas moins que cette qualification s’accorde difficilement avec une Foi orthodoxe catholique.

    Alain Bougearel

    http://www.tarot.com/about-tarot/library/boneill/manfreda

    1. > La Papesse : une Clarisse franciscaine radicale?
      Bonsoir

      Rechercher un modèle historique réel derrière l’allégorie de la Papesse est une démarche qui peut séduire et, ce fut celle de Gertrude Moakley en ce qui concerne l’identité supposée de la Papesse.

      L’on conviendra désormais, après l’étude critique du Dr Bob O’Neill, que la Papesse du Tarot Visconti-Sforza (circa 1451) ne représente pas nécessairement Manfreda (de la famille Visconti) , la Papesse hérétique de la secte des Umiliati brulée par l’Inquisition mais davantage une allégorie à  connotation typiquement FRANCISCAINE – peut-être dans la tradition de la Foi telle que le peintre Giotto l’illustra. Ce dernier fut profondément marqué par la thématique franciscaine qui inspira nombre de ses oeuvres notamment celles d’Assise.

      Je pense que une candidate plausible serait Maria de Savoie, épouse de Philippe Marie Visconti, soeur de Marguerite de Savoie qui deviendra elle une soeur supérieure dominicaine prophétique ; Marie de Savoie était la fille du roi Amédée VIII de Savoie, mari de Marie de Bourgogne ; il deviendra ultérieurement l’anti-pape Felix V.

      La piété de Marie de Savoie est un fait attesté dès 1428 et, elle finira ses jours comme Clarisse au Couvent de Turin peu après le décès le décès de son époux.

      Je remercie Bob O’Neill pour sa révision critique de la thèse de Gertrude Moakley, Ross Caldwell pour la confirmation détaillée des éléments biographiques et Michael Hurst pour sa collaboration inattendue.

      A+

      Alain Bougearel

      1. > La Papesse / Maria de Savoie : réflexions personnelles
        La plupart des chercheurs du Tarot semblent considérer
        comme « anecdotique » et donc sans importance le fait que certains
        Triomphes pourraient représenter, aussi, des personnages historiquement
        connus et souvent contemporains du jeu lui-même – car, pour eux, seul
        compte le sens symbolique de la hiérarchie des Triomphes, hiérarchie que je ne
        mets aucunement en question par ailleurs.

        J’ai seulement l’impression que ma démarche est conçue comme « réductionniste »
        et que l’on craigne qu’elle ne devienne « révisionniste »…

        Le fait que l’Empereur du Cary Yale puisse être « Sigismund de
        Luxembourg » et non Wenceslas comme S. Kaplan le pensait lors de son analyse de l’Aigle Noir comme emblème des Visconti ne les
        intriguent en rien. Pourtant c’est là  mettre l’accent sur Filipo
        Maria Visconti 1426 et son mariage avec Maria de Savoie en 1428.

        La suggestion que la Papesse du Visconti Sforza puisse représenter
        Maria de Savoie est tout à  fait secondaire pour eux. Que le Livre de
        la Papesse au-delà  de sa symbolique d’Evangile de l’Eglise puisse
        faire référence au Bréviaire franciscain de Maria de Savoie leur
        semble, poliment, une aberration.

        L’idée que le Pape du Visconti Sforza véhicule, au-delà  de l’image
        fondatrice de St Pierre, peut-être une allusion au Roi de Savoie Amédée VIII le barbu, père
        de Maria de Savoie, au-moment où les Cardinaux en route pour le Concile
        de Bale viennent le chercher dans sa retraite du Chateau de Ripaille
        pour lui proposer de devenir le Pape Felix V leur apparait pour le
        moins complètement incongru 1439.

        Que, sur le Bréviaire franciscain de Maria de Savoie, les armes de la Maison de
        Savoie sont représentées et qu’elles puissent éventuellement être
        celles-là  même se trouvant sur l’Amoureux du Cary Yale (Amédée de
        Savoie est consacré Duc de Savoie par Sigismund de Savoie en 1416)- et
        ce, à  côté de l’Aigle Noir de Sigismund (Sigismund légitime Filipo
        Maria Visconti comme Duc de Milan en 1426) leur semble ,
        poliment, « tiré par les cheveux »…

        Quant à  moi, même si j’adhère comme ces chercheurs à  la primauté du
        signifié symbolique dans la hiérarchie des Triomphes, je continue de
        penser que le mariage de Filipo Maria Visconti avec Maria de Savoie
        scellant la paix entre la Savoie et le Milanais pourrait bien être
        ici l’événement en jeu (Milan et Turin, deux capitales rivales)et
        cela m’apparait, au-delà  du sens symbolique de la hiérarchie des
        Triomphes II+III+IV+V et VI, non dénué d’intérêt…

        Alain Bougearel

        Alain Bougearel

        1. > La Papesse / Maria de Savoie : réflexions personnelles
          L’acceptation de l’identification de la Papesse du Piermont – Morgan Bergame à 
          Maria de Savoy de même que celle de l’Empereur du Cary Yale et du Brambilla
          Brera à  Sisgismund de Luxembourg [portrait de Pisanello 1433] ré-actualise
          l’hypothèse du collectionneur ‘Albert Field qui tendait à  voir dans ces jeux des Tarots
          Visconti-Savoie.

          L’événement célébré serait alors le mariage de Philippe Maria Visconti d’avec
          Maria de Savoie et la fin des hostililés entre la Savoie et le Milanais en 1428
          date présumée du Bréviaire de Maria de Savoie.

          Ceci amène à  reconsidérer l’emblématique des armes conjointes de Marie de
          Savoie et des Visconti sur l’Amoureux du Cary-Yale à  la lumière et en
          corrélation avec celles du Bréviaire franciscain de Maria de Savoie.De plus, la
          couleur des deniers des Deniers rappeleraient éventuellement alors des pièces
          de monnaie datant de Philippe Maria Visconti.

          Quelques liens pour mieux comprendre :

          1)Bréviaire de Maria de Savoie

          http://www.moyenageenlumiere.com/image/index.cfm?id=156

          2)St Ambroise, patron de Milan et le Duc de Milan Philippe Maria Visconti

          http://ventesuroffres.free.fr/images/monnaies/vso/v07/v07_0967.jpg

          3)La figure de l ‘Empereur du Cary Yale et du Brera tarocchi Visconti et
          Sigismund of Luxembourg (portrait par Pisanello)

          http://www.wga.hu/frames-e.html?/html/p/pisanell/sigismun.html

          4)Article en Italien relatifs à  l’hypothèse des jeux « Visconti-Savoie »

          http://www.storiadimilano.it/Arte/carte_gioco.htm#Filippo%20Maria%20Visconti%20e%20i%20primi%20Trionfi

          Bonne lecture

          Alain Bougearel

          1. L’Impératrice et l’Empereur des jeux « Visconti-Savoie »: Sigismund de Luxembourg et Barbara de Cilly (1431-1433)
            Deux événements historiques d’importance derrière les identités supposées de l’Empereur et de l’Impératrice des jeux anciens que j’aurais désormais tendance à  nommer comme « Visconti-Savoie » : Sigismund de Luxembourg et Barbara de Cilly

            1431 : Couronnement comme Roi et Reine de Lombardie (Cathedrale de St Ambroise de Milan)

            ###31 may 1433 : Couronnement comme Empereur et Impératrice dans St Pierre de Rome par le Pape Eugene IV###

            http://encyclopedia.thefreedictionary.com/Eugene%20IV

            L’Encyclopédie de la Noblesse de Slovaquie écrit :

            « In 1431, in Milan, Sigmund of Luxembourg and his wife Barbara of
            Cilly were crowned King and Queen of Italy (the ancient Kingdom of
            Middle Franks). In 1433, in Rome, the Pope crowned them Emperor and
            Empress. In this way they lived as role models in the foreground of
            Christian Europe representing the Holy Roman Empire. »

            http://www.carantha.net/slovenian_nobility_m.htm#barbara_of_celje

            Portrait de Babara of Cilly: «  »eligantissimi corporis »

            http://www.carantha.net/813db3b0.jpg

            Alain Bougearel

            Repères biographiques essentiels :

            1416 : Sisgismund de Luxembourg fait de Amédée VIII, futur anti-pape Felix V (1439-1449) et père de Maria de Savoie, le premier Duc de Savoie.
            1424 Jean VIII, Empereur Byzantin visite Budapest.
            1426 : Sigismund confirme Filippo Maria Visconti comme Duc de Milan.
            1428 : Mariage de Maria de Savoie avec Filipo Maria Visconti (Cathédrale de St Ambroise de Milan)
            1428-1430 : Rédaction du Bréviaire franciscain de Maria de Savoie.
            1431 Sigismund est couronné avec Barbara de Cilly, Roi et Reine de Lombardie dans la cathédrale St Ambroise de Milan.
            1433 Après un séjour de 2 ans, Sigismund est couronné Empereur avec Barbara de Cilly, comme Imératrice dans la Cathédrale de St Pierre de Rome par le Pape Eugène IV.
            1431-37 Concile de Bâle
            1437 Décès de Sigismund enterré dans la Cathédrale de Và¡rad

          2. L’Impératrice et l’Empereur des jeux « Visconti-Savoie »: Sigismund de Luxembourg et Barbara de Cilly (1431-1433)
            Deux événements historiques d’importance derrière les identités supposées de l’Empereur et de l’Impératrice des jeux anciens que j’aurais désormais tendance à  nommer comme « Visconti-Savoie » : Sigismund de Luxembourg et Barbara de Cilly

            1431 : Couronnement comme Roi et Reine de Lombardie (Cathedrale de St Ambroise de Milan)

            ###31 may 1433 : Couronnement comme Empereur et Impératrice dans St Pierre de Rome par le Pape Eugene IV###

            http://encyclopedia.thefreedictionary.com/Eugene%20IV

            L’Encyclopédie de la Noblesse de Slovaquie écrit :

            « In 1431, in Milan, Sigmund of Luxembourg and his wife Barbara of
            Cilly were crowned King and Queen of Italy (the ancient Kingdom of
            Middle Franks). In 1433, in Rome, the Pope crowned them Emperor and
            Empress. In this way they lived as role models in the foreground of
            Christian Europe representing the Holy Roman Empire. »

            http://www.carantha.net/slovenian_nobility_m.htm#barbara_of_celje

            Portrait de Babara of Cilly: «  »eligantissimi corporis »

            http://www.carantha.net/813db3b0.jpg

            Alain Bougearel

            Repères biographiques essentiels :

            1416 : Sisgismund de Luxembourg fait de Amédée VIII, futur anti-pape Felix V (1439-1449) et père de Maria de Savoie, le premier Duc de Savoie.
            1424 Jean VIII, Empereur Byzantin visite Budapest.
            1426 : Sigismund confirme Filippo Maria Visconti comme Duc de Milan.
            1428 : Mariage de Maria de Savoie avec Filipo Maria Visconti (Cathédrale de St Ambroise de Milan)
            1428-1430 : Rédaction du Bréviaire franciscain de Maria de Savoie.
            1431 Sigismund est couronné avec Barbara de Cilly, Roi et Reine de Lombardie dans la cathédrale St Ambroise de Milan.
            1433 Après un séjour de 2 ans, Sigismund est couronné Empereur avec Barbara de Cilly, comme Imératrice dans la Cathédrale de St Pierre de Rome par le Pape Eugène IV.
            1431-37 Concile de Bâle
            1437 Décès de Sigismund enterré dans la Cathédrale de Và¡rad

        2. > La Papesse / Maria de Savoie : réflexions personnelles
          L’acceptation de l’identification de la Papesse du Piermont – Morgan Bergame à 
          Maria de Savoy de même que celle de l’Empereur du Cary Yale et du Brambilla
          Brera à  Sisgismund de Luxembourg [portrait de Pisanello 1433] ré-actualise
          l’hypothèse du collectionneur ‘Albert Field qui tendait à  voir dans ces jeux des Tarots
          Visconti-Savoie.

          L’événement célébré serait alors le mariage de Philippe Maria Visconti d’avec
          Maria de Savoie et la fin des hostililés entre la Savoie et le Milanais en 1428
          date présumée du Bréviaire de Maria de Savoie.

          Ceci amène à  reconsidérer l’emblématique des armes conjointes de Marie de
          Savoie et des Visconti sur l’Amoureux du Cary-Yale à  la lumière et en
          corrélation avec celles du Bréviaire franciscain de Maria de Savoie.De plus, la
          couleur des deniers des Deniers rappeleraient éventuellement alors des pièces
          de monnaie datant de Philippe Maria Visconti.

          Quelques liens pour mieux comprendre :

          1)Bréviaire de Maria de Savoie

          http://www.moyenageenlumiere.com/image/index.cfm?id=156

          2)St Ambroise, patron de Milan et le Duc de Milan Philippe Maria Visconti

          http://ventesuroffres.free.fr/images/monnaies/vso/v07/v07_0967.jpg

          3)La figure de l ‘Empereur du Cary Yale et du Brera tarocchi Visconti et
          Sigismund of Luxembourg (portrait par Pisanello)

          http://www.wga.hu/frames-e.html?/html/p/pisanell/sigismun.html

          4)Article en Italien relatifs à  l’hypothèse des jeux « Visconti-Savoie »

          http://www.storiadimilano.it/Arte/carte_gioco.htm#Filippo%20Maria%20Visconti%20e%20i%20primi%20Trionfi

          Bonne lecture

          Alain Bougearel

      2. > La Papesse / Maria de Savoie : réflexions personnelles
        La plupart des chercheurs du Tarot semblent considérer
        comme « anecdotique » et donc sans importance le fait que certains
        Triomphes pourraient représenter, aussi, des personnages historiquement
        connus et souvent contemporains du jeu lui-même – car, pour eux, seul
        compte le sens symbolique de la hiérarchie des Triomphes, hiérarchie que je ne
        mets aucunement en question par ailleurs.

        J’ai seulement l’impression que ma démarche est conçue comme « réductionniste »
        et que l’on craigne qu’elle ne devienne « révisionniste »…

        Le fait que l’Empereur du Cary Yale puisse être « Sigismund de
        Luxembourg » et non Wenceslas comme S. Kaplan le pensait lors de son analyse de l’Aigle Noir comme emblème des Visconti ne les
        intriguent en rien. Pourtant c’est là  mettre l’accent sur Filipo
        Maria Visconti 1426 et son mariage avec Maria de Savoie en 1428.

        La suggestion que la Papesse du Visconti Sforza puisse représenter
        Maria de Savoie est tout à  fait secondaire pour eux. Que le Livre de
        la Papesse au-delà  de sa symbolique d’Evangile de l’Eglise puisse
        faire référence au Bréviaire franciscain de Maria de Savoie leur
        semble, poliment, une aberration.

        L’idée que le Pape du Visconti Sforza véhicule, au-delà  de l’image
        fondatrice de St Pierre, peut-être une allusion au Roi de Savoie Amédée VIII le barbu, père
        de Maria de Savoie, au-moment où les Cardinaux en route pour le Concile
        de Bale viennent le chercher dans sa retraite du Chateau de Ripaille
        pour lui proposer de devenir le Pape Felix V leur apparait pour le
        moins complètement incongru 1439.

        Que, sur le Bréviaire franciscain de Maria de Savoie, les armes de la Maison de
        Savoie sont représentées et qu’elles puissent éventuellement être
        celles-là  même se trouvant sur l’Amoureux du Cary Yale (Amédée de
        Savoie est consacré Duc de Savoie par Sigismund de Savoie en 1416)- et
        ce, à  côté de l’Aigle Noir de Sigismund (Sigismund légitime Filipo
        Maria Visconti comme Duc de Milan en 1426) leur semble ,
        poliment, « tiré par les cheveux »…

        Quant à  moi, même si j’adhère comme ces chercheurs à  la primauté du
        signifié symbolique dans la hiérarchie des Triomphes, je continue de
        penser que le mariage de Filipo Maria Visconti avec Maria de Savoie
        scellant la paix entre la Savoie et le Milanais pourrait bien être
        ici l’événement en jeu (Milan et Turin, deux capitales rivales)et
        cela m’apparait, au-delà  du sens symbolique de la hiérarchie des
        Triomphes II+III+IV+V et VI, non dénué d’intérêt…

        Alain Bougearel

        Alain Bougearel

    2. > La Papesse : une Clarisse franciscaine radicale?
      Bonsoir

      Rechercher un modèle historique réel derrière l’allégorie de la Papesse est une démarche qui peut séduire et, ce fut celle de Gertrude Moakley en ce qui concerne l’identité supposée de la Papesse.

      L’on conviendra désormais, après l’étude critique du Dr Bob O’Neill, que la Papesse du Tarot Visconti-Sforza (circa 1451) ne représente pas nécessairement Manfreda (de la famille Visconti) , la Papesse hérétique de la secte des Umiliati brulée par l’Inquisition mais davantage une allégorie à  connotation typiquement FRANCISCAINE – peut-être dans la tradition de la Foi telle que le peintre Giotto l’illustra. Ce dernier fut profondément marqué par la thématique franciscaine qui inspira nombre de ses oeuvres notamment celles d’Assise.

      Je pense que une candidate plausible serait Maria de Savoie, épouse de Philippe Marie Visconti, soeur de Marguerite de Savoie qui deviendra elle une soeur supérieure dominicaine prophétique ; Marie de Savoie était la fille du roi Amédée VIII de Savoie, mari de Marie de Bourgogne ; il deviendra ultérieurement l’anti-pape Felix V.

      La piété de Marie de Savoie est un fait attesté dès 1428 et, elle finira ses jours comme Clarisse au Couvent de Turin peu après le décès le décès de son époux.

      Je remercie Bob O’Neill pour sa révision critique de la thèse de Gertrude Moakley, Ross Caldwell pour la confirmation détaillée des éléments biographiques et Michael Hurst pour sa collaboration inattendue.

      A+

      Alain Bougearel

    3. > La Papesse : une Clarisse franciscaine radicale?
      Michael Hurst sur TarotL
      publie la note suivante :

      http://groups.yahoo.com/group/TarotL/message/50849

      Même si comme le Dr O’Neill l’a démontré, les Umiliati ne portaient pas de robe brune, l’historien Jess Karlin attire l’ attention de son collègue Michael Hurst sur un article de Newman daté du 1er mards 2005 qui stipule que les fidèles de Guglielma portaient une robe brune à  son image : qui plus est, la ceinture était nouée de Trois Neuds trinitaires specifiques de la Papesse.

      Ceci ré-ouvre le débat…

      Alain Bougearel

    4. > La Papesse : une Clarisse franciscaine radicale?
      Michael Hurst sur TarotL
      publie la note suivante :

      http://groups.yahoo.com/group/TarotL/message/50849

      Même si comme le Dr O’Neill l’a démontré, les Umiliati ne portaient pas de robe brune, l’historien Jess Karlin attire l’ attention de son collègue Michael Hurst sur un article de Newman daté du 1er mards 2005 qui stipule que les fidèles de Guglielma portaient une robe brune à  son image : qui plus est, la ceinture était nouée de Trois Neuds trinitaires specifiques de la Papesse.

      Ceci ré-ouvre le débat…

      Alain Bougearel

    5. Manfreda Visconti et la Papesse
      Le débat est de nouveau d’actualité avec l’article de Newmann cité par l’historienne Mary Greer :

      http://marygreer.wordpress.com/2009/11/07/papess-maifreda-visconti-of-the-guglielmites%E2%80%94new-evidence/

      Parmi d’autres arguments intéressants, je retiendrais plus particulièrement le suivant : en 1299, le couvent de Manfreda était situé à  Biassono soit à  quelques km de d’un autre haut-lieu cathare Concorezzo où s’étaient réfugiés plus de 1500 croyants.

      Come je l’ai écrit dans Origines et histoire du tarot, après la destuction de l’eglise occitane et la chute finale de Montségur, c’est en Italie que se réfugient en nombre les parfaits et croyants cathares et plus loin en Bosnie.

    6. Manfreda Visconti et la Papesse
      Le débat est de nouveau d’actualité avec l’article de Newmann cité par l’historienne Mary Greer :

      http://marygreer.wordpress.com/2009/11/07/papess-maifreda-visconti-of-the-guglielmites%E2%80%94new-evidence/

      Parmi d’autres arguments intéressants, je retiendrais plus particulièrement le suivant : en 1299, le couvent de Manfreda était situé à  Biassono soit à  quelques km de d’un autre haut-lieu cathare Concorezzo où s’étaient réfugiés plus de 1500 croyants.

      Come je l’ai écrit dans Origines et histoire du tarot, après la destuction de l’eglise occitane et la chute finale de Montségur, c’est en Italie que se réfugient en nombre les parfaits et croyants cathares et plus loin en Bosnie.

  2. > La Papesse : une Clarisse franciscaine radicale?
    Le Dr Bob O’Neill publie une étude spécifique de l’habit des Umiliati et des Clarisses franciscaines.

    Il apparaît désormais que l’hypothèse de Moakley établissant une identité entre Soeur Manfreda (de l’Ordre des Umiliati) avec la Papesse du Tarot Visconti-Sforza doit être remise en question.

    L’habit porté par la Papesse du Visconti Sforza est indéniablement un habit franciscain – ce qui nous porte à  rechercher dans l’entourage des Visconti une Soeur franciscaine désormais.

    N’oublions pour autant pas que les Franciscains spirituels ainsi que le Tiers-Prdre franciscain furent très proches des courants radicaux et souvent persécutés par l’Inquisition.

    S’l est vrai que la Papesse représente plutot la figure de la Foi Chrétienne, il n’en demuere pas moins que le moine qui rédigea la plus ancienne liste des Triomphes connue (circa 1500) la traite de « ngatrice de la Foi Chrétienne » – c’est bien sûr une opinion mais il n’en demeure pas moins que cette qualification s’accorde difficilement avec une Foi orthodoxe catholique.

    Alain Bougearel

    http://www.tarot.com/about-tarot/library/boneill/manfreda

  3. > La Papesse identifiée à  Soeur Manfreda Visconti di Pirovano
    Je vous remercie pour cet article, j’avais toujours pensé que l’arcane « la papesse » représentait la papesse Jeanne qui aurait vécu selon la légende ou l’histoire au IX° siècle. De fait et toujours d’après l’histoire, ou la légende, elle était enceinte au moment de sa mort.
    Qu’en pensez vous ?

    Jacques

  4. > La Papesse identifiée à  Soeur Manfreda Visconti di Pirovano
    Je vous remercie pour cet article, j’avais toujours pensé que l’arcane « la papesse » représentait la papesse Jeanne qui aurait vécu selon la légende ou l’histoire au IX° siècle. De fait et toujours d’après l’histoire, ou la légende, elle était enceinte au moment de sa mort.
    Qu’en pensez vous ?

    Jacques

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